REPLAY - "La Grande confrontation" - Hauts-de-France : le premier débat des régionales sur LCI

REPLAY - "La Grande confrontation" - Hauts-de-France : le premier débat des régionales sur LCI

?V?NEMENT - LCI organisait ce mercredi le premier débat des élections régionales avec sept des têtes de liste dans les Hauts-de-France. Une bataille politique dans laquelle Xavier Bertrand, talonné par le RN, joue son avenir politique et où la gauche s'avance unie, mais distancée. Cette confrontation en direct de Science Po Lille s'est traduite par plusieurs affrontements à fleuret moucheté, souvent dirigés contre le président sortant.

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LES CANDIDATS CONCLUENT

VIDEO - Les sept tête des listes ont conclu ce long débat consacré à la campagne dans les Hauts-de-France. 

FRONT RÉPUBLICAIN FACE AU RN OU NON ?


Laurent Pietraszewski : "Le but, c'est de faire campagne, et après s'en remettre au vote. Je me bats pour que les électeurs connaissent notre programme. J'aurais à me positionner lorsque le dernier bulletin aura été dépouillé le 20 juin."


Karima Delli : "Nous avons pris nos responsabilités en 2015, puisque nous avons fait barrage". 


Xavier Bertrand : "Nous sommes les seuls à pouvoir leur barrer la route. Ce sera le même projet au premier et au second tour. Dans mon ADN, il y a barrer la route au RN". Le président sortant, interrogé sur ses ambitions présidentielles, indique que s'il dirige la France, il dirigera du même coup les Hauts-de-France".


Sébastien Chenu : "La tambouille a déjà commencé. Monsieur Bertrand a besoin d'En Marche pour gagner. Nous, nous appelons à la mobilisation des habitants des Hauts-de-France". 


Eric Pecqueur : "Pour le monde du travail, les élections n'ont jamais changé le sort des travailleurs".  


Audric Alexandre : "Si je ne suis pas au second tour, je vous dirai pour qui je voterai". 


José Evrard : "Cette élection sert de marchepied à la présidentielle, dont acte. Au second tour, je n'appellerai pas à voter pour le RN, qui est pour le pass sanitaire, pour le vaccin". 

"L'EOLIEN, BASTA", DIT BERTRAND

TRANSPORTS : OUVRIR OU NON A LA CONCURRENCE ?


Laurent Pietraszewski : "On a la possibilité d'ouvrir les transports ferroviaires à la concurrence. Ce n'est pas un gros mot. On a actuellement un rapport conflictuel avec notre partenaire, la SNCF. Il faut une région qui soit exigeante avec ses partenaires".


Audric Alexandre : "Les TER seront gratuits pour tous", propose le candidat de la liste citoyenne. "Il faut un choc de compétitivité pour les transports en commun".


Eric Pecqueur : "La concurrence est bidon. Ce sont des investissements publics qui vont aux profits privés". 


Sébastien Chenu : "Il faut être exigeant" avec la SNCF, explique le candidat RN, prenant exemple sur Hervé Morin, le président centriste de la région Normandie. "Vous avez fait moins que lui, alors qu'il est centriste", lance-t-il à Xavier Bertrand. 


José Evrard : "Quand il y a mise en concurrence, il y a toujours augmentation des prix au final. Il faut éviter la concurrence des TER". 


Xavier Bertrand : "Pourquoi ouvrir à la concurrence ? Les prix n'augmenteront pas. Le tout gratuit n'existe pas, il y a toujours quelqu'un qui paye". 


Karima Delli : "Je suis contre l'ouverture à la concurrence, je l'ai fait au Parlement européen. Sur le train, il faut un investissement concret : c'est rénover. Il faut le rendre gratuit. Et il faut faire du train l'alternative". 

"DES DINOSAURES ATTENDANT LA MÉTÉORITE"

Toujours sur le thème de la transition énergétique, Karima Delli compare ses interlocuteurs à "des dinosaures attendant la météorite". "Nous allons réduire la part du nucléaire, d'ici 15 ans. Je prends en compte la sécurité des gens. Regardez ce qu'il s'est passé au Japon."

AFFRONTEMENT BERTRAND/CHENU

Moment de tension, autour de l'éolien, entre le président sortant et le candidat RN. 

Sébastien Chenu : "Vous ne vous êtes pas battu depuis six ans contre l'éolien, aujourd'hui vous vous retrouvez devant vos opposants".

Xavier Bertrand : "Je sais pourquoi je vous combats. J'ai une raison particulière, barrer la route au RN".

Laurent Pietraszewski : "Xavier Bertrand a toujours besoin d'expliquer que quand il y a des difficultés, ce n'est pas à cause de lui, mais quand il y a des emplois, c'est grâce à lui. Son problème, c'est qu'il est surtout candidat à l'élection présidentielle, pas vraiment à la région."

ÉOLIENNES, STOP OU ENCORE ?


Karima Delli. "Notre région est la dernière en matière de transition écologique. L'éolien, c'est bon pour le pouvoir d'achat et pour l'emploi. C'est une activité en croissance. On avait le plus beau centre de formation sur les métiers de l'éolien, on l'a supprimé. Je veux un mix énergétique, avec de l'éolien". 


Sébastien Chenu : "25% de l'éolien est concentré dans notre région. C'est une escroquerie. Il y a des conséquences : des maisons sont dévaluées. Cela abîme le paysage. Je suis opposé à l'éolien. Nous demanderons aux habitants leur avis par référendum. On va vers le projet d'un deuxième réacteur nucléaire (EPR). 


Audric Alexandre à Sébastien Chenu : "Vous croyez vraiment que les gens veulent une centrale nucléaire dans leur jardin ? Il faut de l'éolien offshore, et des réseaux reliés à nos voisins européens". 


Eric Pecqueur : "Dans le passé, c'était le tout charbon, puis le tout nucléaire. Il y a des marchés dans lesquels les capitalistes s'engouffrent. Derrière les éoliennes, il y a des entreprises privées qui se lancent avec beaucoup d'investissements publics. L'énergie devrait être nationalisée".


Laurent Pietraszewski : "L'éolien, c'est une énergie durable, renouvelable. Il y a eu un développement anarchique. C'est un mix énergétique qu'il nous faut construire. Pas d'éolien terrestre sans concertation très large avec les habitants. Ce que nous ferons en mer sera bien moins cher". 


Xavier Bertrand : "L'éolien, basta, terminé. Le nucléaire, on continue. Je veux me positionner dès maintenant pour avoir deux EPR. L'éolien nous coûte des sommes folles, il y a un scandale derrière tout cela. Nous allons financer qui s'en serviront pour faire des études environnement-santé ou pour engager des actions contre les projets".  


José Evrard : "Le parc éolien est le plus important de France. Les éoliennes se concentrent à 52% dans les territoires pauvres. Oui au nucléaire, c'est une économie décarbonée". 

INVESTISSEMENTS

ÉCONOMIE

BERTRAND ATTAQUÉ SUR LES INVESTISSEMENTS

Sébastien Chenu à Xavier Bertrand : "La région n'a pas été moteur en ce qui concerne l'investissement. Le réseau express Grand Lille est un dossier qui n'a pas été traité".


Laurent Pietraszewski : "Nos concitoyens n'ont pas suffisamment perçu que la région était à leurs côtés. Je propose un grand projet de réindustrialisation de notre région, car c'est dans l'industrie que l'on peut créer des métiers à haute valeur ajoutée". 


Karima Delli : "Il faut un plan de rénovation du ferroviaire. Une ligne insécurisée, c'est une ligne qui fermera. Il faut relancer le fret ferroviaire". 


Xavier Bertrand : "Je veux l'écologie, et je veux l'économie. La décroissance ne sera jamais mon registre", répond-il à ses opposants, citant le canal Seine-Nord parmi les investissements de son mandat. 

PREMIER THÈME : ÉCONOMIE ET EMPLOI

Laurent Pietraszewski : "Notre région se caractérise par un chômage structurel important. La région doit écrire une stratégie pour son développement économique, avec un grand plan d'industrialisation".


Karima Delli : "Ce n'est pas un bon bilan. Je ne me résous pas à voir 31% des jeunes au chômage. Je ferai un plan de transformation écologique et sociale, avec 100.000 emplois verts. On aide les PME avec des subventions cadrées". 


Sébastien Chenu : "Six ans après, les chiffres sont cruels : 20.000 emplois industriels détruits, un chômage qui ne diminue pas assez vite. Les dispositifs mis en place par Xavier Bertrand ont coûté très cher et n'ont pas servi à grand-chose. Il faut relancer l'investissement".   


Xavier Bertrand réplique au candidat RN : "M. Chenu ment sciemment, il sait que ce n'est pas vrai. Le chômage était à 12,3% quand j'ai pris mes fonctions, aujourd'hui il est à 9,3%. Il a augmenté ou il a baissé ?"


Eric Pecqueur : "Xavier Bertrand a fait le paillasson" devant les actionnaires, assène le candidat LO à propos, notamment, de la fermeture de Bridgestone Béthune. "Tous les travailleurs ont trouvé la réponse : que tout le monde ait un travail et un salaire qui permettent de vivre dignement."


José Evrard : "Il faut reprendre notre souveraineté et notre indépendance. Le pouvoir de la région, c'est 96% de subventions accordées par l'État, et Bruxelles donne son accord au budget". 

LES CANDIDATS SE PRÉSENTENT

Le débat entre les 7 têtes de listes des Hauts-de-France est lancé. En guise d'introduction, les candidats sont appelés à se présenter. 


- "Je suis fière d'être à la tête d'un rassemblement unique de toute la gauche", commence Karima Delli, qui invoque "l'urgence sociale" et écologique dans la région. "Je serai une présidente à temps plein". 


- Sébastien Chenu (RN) : "Je serai le président de l'alternance. Cela permet d'ouvrir de nouveaux dossiers, la sécurité par exemple." 


- Audric Alexandre (Nous Citoyens) : "Je m'appuierai sur toutes les équipes qui m'entourent et toutes les bonnes volontés, là où elles se trouvent. Je proposerai à chaque parti d'exercer une vice-présidence régionale".


- Eric Pecqueur (LO) : "Il ne peut y avoir de bon président de région pour les travailleurs. Je suis candidat dans ces élections pour y défendre les intérêts du monde du travail".


- Xavier Bertrand : "C'est ma région, j'y ai grandi, j'y habite. Saint-Quentin, c'est un poumon vert, j'y vais en famille, je m'y ressource. Cela a été une grande fierté d'être président de région. J'ai aussi travaillé avec ceux qui n'étaient pas dans mon équipe". 


- Laurent Pietraszewski : "Je suis le candidat du président de la République, d'un mouvement qui dépasse les clivages. Je viens moi-même de la société civile. Cette région, je l'aime". 


- José Evrard (DLF) : "Je porte de l'empathie, car je suis comme les gens".

ON RÉVISE

Quels sont les candidats et les enjeux politiques dans les Hauts-de-France. Petit tour d'horizon pour se rafraîchir la mémoire avant le débat. 

Régionales 2021 : quels sont les candidats et les enjeux politiques dans les Hauts-de-France ?

QUE DIT NOTRE SONDAGE ?

Selon notre sondage Ifop pour LCI et Le Figaro publié mardi soir, Xavier Bertrand apparaît comme le favori du premier tour, mais sa courte avance sur Sébastien Chenu (RN) est dans la marge d'erreur. Autrement dit, tout est encore possible. Au second tour, Xavier Bertrand serait capable de remporter une triangulaire avec le RN et la gauche, mais serait concurrencé par le RN en cas de quadrangulaire avec maintien de la liste LaREM. 

SONDAGE EXCLUSIF - Régionales dans les Hauts-de-France : Xavier Bertrand conserve une courte avance sur le RN

QUI SONT LES CANDIDATS ?

Sept têtes de liste s'affrontent ce soir sur LCI. Voici, en quelques lignes, leur profil, par ordre alphabétique.


Audric Alexandre, 31 ans, est le benjamin des candidats. Il conduit une liste regroupant des mouvements citoyens et des partis pro-européens : Nous Citoyens, Allons Enfants, Volt, Parti des citoyens européens (Pace). Juriste de formation, cadre du secteur associatif et enseignant d'anglais à la faculté de Douai, il est chargé de mission chez Pace. 


Xavier Bertrand, 56 ans, président sortant des Hauts-de-France, conduit une liste d'union de la droite. Ancien agent d'assurance, militant de l'ex-RPR à 16 ans, il a été ministre de la Santé sous Jacques Chirac et ministre du Travail sous Nicolas Sarkozy. Il a également été député-maire de Saint-Quentin (Aisne). Il a quitté LR en décembre 2019 pour s'éloigner de la ligne politique incarnée alors par Laurent Wauquiez. Il a annoncé en mars 2021 sa candidature à la présidentielle 2022.


Sébastien Chenu, 48 ans, tête de liste RN. Il a milité au Parti républicain, puis à Démocratie libérale et à l'UMP, où il a participé à la fondation de Gaylib, une association défendant les droits des personnes LGBT. Il a notamment été chef adjoint de cabinet sous l'ancienne ministre Christine Lagarde, puis assistant parlementaire. Il a dirigé entre 2008 et 2012, sous Nicolas Sarkozy, le Service d'information du gouvernement (SIG). Il a rallié le Rassemblement Bleu Marine (RBM) en 2014, avant d'être élu député du Nord en 2017 et de devenir le porte-parole du RN. 


Karima Delli, 42 ans, conduit la seule liste d'union de la gauche (PS-PCF-LFI) de ces élections régionales. Eurodéputée écologiste depuis 2009, originaire de Roubaix et de Tourcoing, elle a participé dans sa jeunesse aux collectifs Jeudi noir et Sauvons les riches, au côté de Julien Bayou. Elle milite de longue date pour le revenu d'existence. 


José Evrard, 75 ans, tête de liste Debout la France. Ancien adhérent du PCF jusqu'en 2001, il a rejoint l'ex-FN en 2013 et a été élu député RN du Pas-de-Calais en 2017. Il a toutefois quitté le RN pour Les Patriotes, mouvement conduit par Florian Philippot, en novembre 2017, avant de rejoindre DLF et Nicolas Dupont-Aignan en 2020.


Eric Pecqueur, 54 ans, tête de liste Lutte ouvrière. Ouvrier, il est salarié depuis une vingtaine d'années à l'atelier d'assemblage de l'usine Toyota d'Onnaing, où il est aussi délégué syndical CGT. Originaire de Waziers, descendant de mineurs, il a été candidat LO à de nombreuses reprises, comme aux régionales de 2015 et aux européennes de 2019.


Laurent Pietraszewski, 54 ans, tête de liste LaREM-Modem. Il est secrétaire d'État chargé des retraites depuis 2019, après avoir été député LaREM de 2017 à 2019. Avant de rejoindre en marche, il a officié durant une trentaine d'années aux ressources humaines du groupe Auchan. Il est l'un des artisans, au sein de la majorité, de la réforme du code du travail et de celle des retraites, interrompue début 2020 par la crise sanitaire. Durant la crise, il s'est recentré sur son autre mission, la santé au travail et la mise en place des protocoles. 

DÉBAT À SUIVRE : 20h45

Bonjour, bienvenue dans notre direct. C'est ici que vous pourrez suivre notre débat, entre les sept têtes de listes aux élections régionales dans les Hauts-de-France, à partir de 20h45 sur LCI (canal 26). Les candidats seront en direct de l'Institut d'études politiques de Lille pour ce débat conduit par David Pujadas.


Parmi les thèmes qui seront évoqués, les transports, l'environnement, la sécurité, la jeunesse, l'emploi, la relance économique ou encore le logement.


La bataille des Hauts-de-France se situe au carrefour de plusieurs enjeux politiques : l'avenir de Xavier Bertrand, qui se rêve un parcours présidentiel, mais aussi celui de l'union de la gauche, qui n'a pu se faire que dans cette région. Le RN, quant à lui, rêve de faire des Hauts-de-France son fief, tremplin pour la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle. La majorité LaREM pourra de son côté mesurer sa capacité à arbitrer un scrutin opposant la droite et le RN. 

Les candidats entrent dans le dur de la campagne. À 11 jours du premier tour,  LCI, Le Figaro et RTL organisaient mercredi le premier débat des élections régionales 2021. Organisé à Science Po Lille, il opposait les têtes de listes de la région Hauts-de-France : le président sortant Xavier Bertrand (divers droite), Karima Delli (union de la gauche), Sébastien Chenu (RN), Laurent Pietraszewski (LaREM), José Evrard (DLF), Eric Pecqueur (LO) et Audric Alexandre (Nous Citoyens). 

Les échanges, qui surfaient entre enjeux régionaux et nationaux, se sont souvent cristallisés sur le bilan et les ambitions présidentielles du président sortant, mis sur la défensive par les attaques répétées, venues principalement de ses principaux challengers, Sébastien Chenu et Karima Delli. Parmi les sujets les plus conflictuels : les éoliennes et la transition énergétique, les transports et la sécurité. 

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Les élections régionales et départementales 2021

Enjeux multiples

La bataille des Hauts-de-France est l'une des plus surveillées à l'occasion du scrutin des 20 et 27 juin. S'il est favori des sondages, Xavier Bertrand joue gros, puisque ce possible présidentiable a fait de sa victoire - sans le soutien de la majorité présidentielle - la condition sine qua non de son avenir politique. 

La majorité LaREM a envoyé plusieurs ministres, dont Eric Dupond-Moretti, sur les listes de Laurent Pietraszewski pour tenter de contrecarrer les ambitions de Xavier Bertrand et de jouer les possibles arbitres du second tour. 

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Côté RN, si Sébastien Chenu reste distancé d'une courte tête dans les sondages, les Hauts-de-France constituent bien une cible prioritaire pour Marine Le Pen, qui espère constituer de nouveaux fiefs - et autant de tremplins - à l'occasion de ce scrutin. 

Enfin, l'enjeu est particulièrement important pour la gauche, qui n'est parvenue à s'unir que dans cette région. Une union qui ne semble pas, pour l'heure, suffisante pour renverser le scénario du scrutin. 

À noter : notre second débat, organisé le lundi 14 juin à 20h45, concernera les têtes de listes en Ile-de-France. 

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