Qu'est-ce que le "violentom¨¨tre", qui permet de rep¨¦rer les signes d'une relation violente??

Aur¨¦lie Loek
Publi¨¦ le 23 novembre 2022 ¨¤ 18h43
JT Perso

Source : TF1 Info

Introduit en 2018 en France, le "violentom¨¨tre" est un outil de sensibilisation qui permet de rep¨¦rer les signes d'une relation violente.
L'instrument est pr¨¦sent¨¦ sous la forme d'une ¨¦chelle gradu¨¦e, classant du vert au rouge diff¨¦rents comportements.

"Tu es en danger quand il... te pousse, te tire, te gifle, te secoue, te frappe." Face aux violences faites aux femmes, en constante augmentation ces deux dernières années, associations et collectivités se mobilisent pour sensibiliser les plus jeunes. Un objectif notamment porté par un outil de sensibilisation : le "violentomètre".

Rep¨¦rer si on est victime, et agir

Se présentant sous la forme d'une échelle graduée, classant du vert au rouge différents comportements, il permet de repérer les signes d'une relation violente. Selon la présentation que les associations françaises qui l'utilisent en font, il "rappelle ce qui relève ou non des violences à travers une graduation colorée par 23 exemples de comportements types qu’un partenaire peut avoir". En vert, la relation est qualifiée de "saine". S’il s’agit de violences qui n’ont pas lieu d’être, celles-ci sont classées en orange. Les cas de danger, où demander de l’aide pour se protéger est nécessaire, sont en rouge

Capture d'¨¦cran / H¨¦l¨¨ne Bidard et Ernestine Ronai

Introduit en France en 2018, il a été développé par l'adjointe communiste à la mairie de Paris en charge de l'égalité femmes hommes, Hélène Bidard, et par la responsable de l'Observatoire départemental des violences envers les femmes de Seine-Saint-Denis, Ernestine Ronai.

Cet outil, dont la marque a été déposé à l’Institut national de la propriété industrielle en 2019 est un dérivé du "violentometro", qui circule en Amérique du Sud. Ce dernier avait été créé en 2009, au sein de l'unité de genre de l'Institut polytechnique national au Mexique. Dans cette version initiale de l'échelle, la dernière gradation va jusqu'au meurtre.

De manière générale, le "violentomètre" est présenté comme une manière d'éviter que certaines violences soient banalisées. "Quel que soit le type de violence, ça reste un facteur de risque, une gifle, c'est grave, les insultes à répétition, c'est grave. Il faut donc vraiment être vigilant", commente auprès de TF1info, Françoise Brié, directrice générale de la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSM), association qui gère le 3919, un numéro d'écoute à destination des femmes victimes de violences.

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Depuis, plusieurs versions circulent en ligne, associations comme victimes se saisissant de cet outil simple et percutant, qui permet de se rendre compte de la violence subie dans la relation. "C'est un outil qui permet de repérer, quand les victimes sont elles-mêmes victimes de violences, parce qu'au début, ce n'est pas forcément très évident", indique encore Françoise Brié. 

Suite à la prise de conscience, la directrice de la FNSM souligne que la victime peut alors plus facilement se tourner vers les structures spécialisées et sortir de ces violences, deux dispositifs d'aides, la ligne téléphonique du 3919 et le tchat de l'association "En Avant Toute(s)" étant mis en avant. "Les victimes savent qu'elles peuvent s'appuyer sur des structures spécialisées quand le violentomètre indique que les violences augmentent et qu'elles sont de plus en plus proches", résume Françoise Brié.


Aur¨¦lie Loek

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