Le 13H

VID?O - Chips, sodas, pizzas¡­ Combien de temps est-il n¨¦cessaire de marcher pour les ¨¦liminer ?

La r¨¦daction de TF1Info | Reportage TF1 Valentin Depret, Corinne Chevreton, Florian Le Go?c
Publi¨¦ le 21 septembre 2022 ¨¤ 13h15, mis ¨¤ jour le 21 septembre 2022 ¨¤ 20h27
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Des scientifiques britanniques ont d¨¦fendu un nouvel ¨¦tiquetage pour les produits alimentaires.
Ces informations suppl¨¦mentaires, qui font le lien entre calories consomm¨¦es et activit¨¦ physique n¨¦cessaire pour les br?ler, permettraient de sensibiliser davantage les consommateurs.
Zoom sur ces donn¨¦es qui peuvent, parfois, surprendre.

De quoi faire évoluer les habitudes de consommation ? Dans une étude publiée en 2019, des scientifiques ont milité pour l'affichage, sur les aliments et boissons, de la durée d'effort physique nécessaire pour compenser les calories absorbées. Les données des chercheuses des universités de Loughborough, d’East Anglia et de Birmingham (Royaume-Uni), rendues publiques dans la revue Journal of Epidemiology and Community Health, visent à sensibiliser les consommateurs. Avec le système actuel d'étiquetage, souvent mal compris, la concentration en calories est régulièrement sous-estimée. De quoi avoir des conséquences potentiellement néfastes sur la santé. 

Pr¨¨s de 3 heures d'effort pour br?ler les calories d'une pizza

Il faut par exemple 16 minutes de course ou 31 minutes de marche pour "brûler" les calories d'un simple paquet de chips. De même, 22 minutes de course ou 42 minutes de marche seront nécessaires après avoir mangé une barre chocolatée. Une logique similaire s'applique pour un croissant lors du petit-déjeuner (respectivement 17 minutes et 34 minutes), un soda (13 et 26 minutes) ou encore une pizza (85 et 170 minutes). 

On n'imagine pas une seconde ce que cela repr¨¦sente

Une femme

Pour autant, l'idée d'un emballage aussi informatif ne fait pas l'unanimité. "Ça serait une bonne idée. Je pense qu'on ne se rend pas du tout compte [de ce que l'on mange]. On n'imagine pas une seconde ce que cela représente", met en avant une femme au micro de TF1. "Il y a déjà pleins d'informations. Alors, je ne suis pas sûr que ces informations-là, en plus, on les regarde vraiment", rétorque une autre. 

Lire aussi

La communauté scientifique est, elle aussi, divisée sur la question. Les chercheuses à l'origine de l'étude estiment que de telles indications permettrait à une personne qui mange trois repas par jour et deux collations de réduire son apport quotidien d’environ 200 calories. "Même une réduction relativement minime de l’apport calorique quotidien (100 calories), combinée à une augmentation durable de l’activité physique, peut être bénéfique pour la santé et pourrait aider à réduire l’obésité au sein de la population", plaide Amanda Daley, de l’Université de Loughborough, dans des propos relayés par Ouest France. Elle juge, par ailleurs, peu probable qu’un tel étiquetage "entraîne des effets secondaires indésirables comme les troubles alimentaires". Au contraire, "nous pensons qu'une indication claire pourrait être utile", conclut-elle. 

Une fausse bonne solution ?

Au contraire, la nutritionniste Alexandra Retion se montre sceptique. "Une personne pourrait se dire 'si je marche tant d'heures, je peux boire mes sodas. En boire, et en boire et en boire'. Et finalement, on se retrouverait avec une maladie du foie", souligne-t-elle. "On peut avoir des conséquences cachées sur la santé, auxquelles on ne pense pas", martèle la diététicienne. Si cela s'avère être un indicateur utile, "il ne dit pas au consommateur si la nourriture ou la boisson est saine", abonde Frankie Phillips, diététicienne et porte-parole de la British Dietetic Association. 


La r¨¦daction de TF1Info | Reportage TF1 Valentin Depret, Corinne Chevreton, Florian Le Go?c

Tout
TF1 Info