Masque : lequel faut-il choisir contre les nouveaux variants ?

Masque : lequel faut-il choisir contre les nouveaux variants ?

REBOND - Alors que l'ex¨¦cutif se penche ce mercredi en Conseil de d¨¦fense sur un renforcement de la riposte sanitaire face ¨¤ la flamb¨¦e de l'¨¦pid¨¦mie de Covid-19, le masque pourrait redevenir obligatoire dans certains lieux. L'occasion de faire le point...

Obligatoire au travail, dans les transports en commun ou encore sur décision des autorités locales dans les zones extérieures à forte densité, le masque fait partie du quotidien des Français depuis des mois maintenant. Et malgré une population vaccinée à plus de 75%, avec la reprise de l'épidémie, pas question de relâcher ce geste barrière, insistent les autorités sanitaires. Mais lequel porter ? 

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La France touch¨¦e par une cinqui¨¨me vague de Covid-19

Il y a près de deux an, lorsque le masque – denrée rare à l’époque -, commençait doucement à s’imposer comme un accessoire incontournable, chacun essayait de trouver celui qui lui conviendrait le mieux : chirurgical, FFP2, artisanal en tissu, de catégorie 1 en tissu, sans trop s'y retrouver. Aujourd’hui, pour faire simple, deux types de masques sont autorisés ET faciles à trouver un peu partout : les masques chirurgicaux et les masques en tissu de catégorie 1 norme AFNOR (Association française de normalisation).

Masques chirurgicaux : les plus pl¨¦biscit¨¦s

Les masques chirurgicaux protègent avant tout l’entourage de la personne qui les porte. Mais celle-ci est également protégée des projections de gouttelettes, sans qu’on sache dans quelle proportion exactement. Ils répondent à la norme NF EN 14683.

Le type I filtre 95 % des particules expirées de plus de 3 000 nanomètres ; le type II, plus de 98 % ; le type IIR résiste, en plus, aux éclaboussures.

Concernant les masques FFP, ils sont généralement utilisés par des personnes fragiles ou immunodéprimées, car ce sont des équipements de protection individuelle. Un masque FFP protège avant tout la personne qui le porte. Mais, logiquement, il protège aussi l’entourage des aérosols expirés, sans qu’on puisse dire exactement dans quelle mesure. Ils répondent à la norme NF EN 149. Un FFP1 en filtre au moins 80 % ; un FFP2 94 % ; un FFP3 99 %.

Masques en tissu : seuls ceux de niveau 1 autoris¨¦s

Du côté des masques en tissus, ils sont désormais beaucoup moins utilisés par le grand public, notamment suite aux dernières recommandations du gouvernement d’abandonner les masques en tissu "fait maison" et les masques "filtration garantie" de niveau 2, jugés peu efficaces contre le Covid-19. Seuls les masques en tissu "filtration garantie" de niveau 1, qui filtre au moins 90 % des particules de plus de 3 microns, sont aujourd'hui autorisés. Ils ont fait l’objet de tests en laboratoire à l’initiative du fabricant. Leur efficacité est assurée pour le nombre de lavages affichés sur l’emballage. 

Les visi¨¨res : jug¨¦es insuffisantes

Apparues au moment où les masques chirurgicaux manquaient, les visières faciales sont parfois encore utilisées. Elles ne doivent pourtant pas l’être seules, car elles ne sont pas assez protectrices. Composées d’un écran en plastique transparent qui se fixe sur le front par un serre-tête ou autour de la tête, elles facilitent la respiration et la communication, mais les espaces sur les côtés et sous la visière laissent passer les aérosols, dont la responsabilité dans la dissémination du coronavirus est désormais avérée. La visière ne peut donc être efficace contre le Covid qu’en complément d’un masque, ce qui limite son intérêt. Elle peut à la rigueur servir aux personnes qui, pour des motifs médicaux, ne supportent pas le masque.

Lavable ou pas lavable ?

Si l’entretien du masque jetable a toujours été le même jusqu'à maintenant, à savoir : le mettre dans un sac fermé, puis dans une poubelle, une étude publiée dans la revue Chemosphere le 11 octobre dernier, et relayée par Le Monde, a jeté un pavé dans la mare en montrant que l'efficacité du masque chirurgical perdure, même après dix lavages. 

Pendant un an et demi, un consortium de chercheurs français a en effet travaillé avec des tests en laboratoire, sur la respirabilité et le pouvoir de filtration des masques. D'après Philippe Cinquin, coordinateur scientifique du Centre d’investigation clinique du CHU de Grenoble et co-auteur de cette étude, "les masques chirurgicaux", même lavés, "conservent leur compatibilité avec la norme qui s'applique à eux, en particulier en termes de performance, de filtration, de respirabilité et aussi de propreté", a-t-il assuré. 

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Quant aux masques en tissu, là-aussi les règles se sont nettement assouplis. Aujourd’hui, l’AFNOR et la Haute Autorité de Santé ont allégé leurs recommandations en préconisant un lavage en machine à 60 ° (ou moins !), avec le reste du linge, pendant un minimum de 30 minutes, avant d’être mis à sécher à l’air libre.

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