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Le jour o¨´ les ?tats-Unis et la Russie ont fr?l¨¦ le conflit nucl¨¦aire

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Publi¨¦ le 22 septembre 2022 ¨¤ 13h12, mis ¨¤ jour le 22 septembre 2022 ¨¤ 18h47
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Source : TF1 Info

Vladimir Poutine, ¨¤ la peine dans l'est de l'Ukraine, a brandi la menace d'un recours ¨¤ l'arme nucl¨¦aire mercredi.
Une attitude vertement condamn¨¦e par la communaut¨¦ internationale, le pr¨¦sident des ?tats-Unis Joe Biden vilipendant des "propos dangereux".
Il y a 60 ans, la crainte d'un recours ¨¤ l'arme nucl¨¦aire ¨¦tait d¨¦j¨¤ dans toutes les t¨ºtes sur fond de crise avec Cuba.

Le spectre d'une nucléarisation du conflit flotte sur l'Ukraine. Bousculé par la contre-offensive de Kiev dans l'est du pays, Vladimir Poutine a tenté de reprendre la main en annonçant des votes d'annexion dans quatre régions ukrainiennes. Tout sauf un hasard : la doctrine militaire russe prévoit en effet le recours à l'arme nucléaire si son territoire est attaqué. De Washington à Paris en passant par l'ONU ou l'Otan, cette menace est prise au sérieux. Et n'est pas sans rappeler un autre épisode de l'affrontement entre les États-Unis et la Russie : celui de la crise des missiles à Cuba.

Retour en Arrière. Plus précisément en 1962, quand la guerre froide entre les deux blocs était à son apogée. Une guerre froide qui va se rapprocher des côtes ensoleillées des États-Unis : à l'époque, Washington voit d'un mauvais œil l'arrivée au pouvoir de Fidel Castro à Cuba. Le chef de la guérilla a en effet pris le pouvoir en 1959, renversant un régime qui, après l'indépendance de l'ile en 1898, était tombé sous la coupe des États-Unis. Plusieurs entreprises américaines vont s'implanter sur place. Or Fidel Castro décide de les nationaliser… C'en est trop pour le président Eisenhower, qui décrète un embargo.

Une alliance qui va pr¨¦cipiter le monde au bord de la guerre nucl¨¦aire

À son arrivée au pouvoir, John Kennedy décide d'aller plus loin que son prédécesseur. En avril 1961, la baie des Cochons entre dans l'histoire : des centaines d'exilés cubains, entrainés par la CIA, débarque dans la nuit à Cuba. Objectif : renverser Fidel Castro. Sauf que la guérilla est lourdement armée, et la tentative de coup d'État tourne court. Le fiasco est total pour Kennedy. Surtout quand le président américain voit, quelques mois plus tard, Castro se rapprocher de la Russie.

Le dirigeant cubain décide de s'allier avec les Soviétiques. Et leur alliance va précipiter le monde au bord de la guerre nucléaire. En juin 1962, l'opération Anadyr débute : le patron du Kremlin, Nikita Khrouchtchev, décide d'envoyer à Cuba 50.000 soldats mais aussi et surtout une trentaine de missiles nucléaires. Et ainsi disposer d'une base militaire à proximité des États-Unis, lesquelles ont déjà fait de même en Turquie et en Italie.

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Quand Kennedy découvre des rampes de lancement soviétique sur l'île, l'heure est grave. Le président prend la parole devant les Américains, et annonce un blocus maritime sur l'île pour empêcher l'arrivée des Russes. Il est trop tard : si des navires rebroussent chemin, certains sont déjà sur place. Le 24 octobre, la CIA constate que 24 missiles soviétiques sont désormais opérationnels et tournés vers les États-Unis.

La crainte d'une escalade du conflit est alors réelle. Mais en coulisses, le Kremlin et la Maison blanche débutent des négociations, par lettres interposées. Un accord est rapidement trouvé : John Kennedy s'engage à ne pas envahir l'île, et accepte de démanteler ses installations – une quinzaine de missiles - en Turquie, ainsi que quelques-uns en Italie. De son côté, Nikita Khrouchtchev retire ses fusées de Cuba. Autre décision prise par les deux hommes : l'installation d'un "téléphone rouge" entre eux, afin de disposer d'une ligne directe. Un téléphone toujours en activité de nos jours, à l'heure de la crise ukrainienne.


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