Zaporijia : la centrale nucl¨¦aire ukrainienne cristallise les tensions
En Direct

EN DIRECT - Ukraine : "pas de probl¨¨mes imm¨¦diats de s?ret¨¦ nucl¨¦aire" ¨¤ Zaporijia, assure l'AIEA

La r¨¦daction de TF1info
Publi¨¦ le 21 novembre 2022 ¨¤ 6h45, mis ¨¤ jour le 21 novembre 2022 ¨¤ 22h50
JT Perso

Le pr¨¦sident fran?ais Emmanuel Macron et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky ont ¨¦voqu¨¦, lors d'un entretien t¨¦l¨¦phonique, "l'absolue n¨¦cessit¨¦ de pr¨¦server la s¨¦curit¨¦ et la s?ret¨¦" de la centrale nucl¨¦aire de Zaporijia, de nouveau bombard¨¦e ce week-end.
Suivez les derni¨¨res informations.

Ce live est à présent terminé. 

Suivez notre dernier direct dans l'article ci-dessous.

E. MACRON APPELLE À NOUVEAU À "PRÉSERVER LA SÉCURITÉ" DES CENTRALES


"Tout doit être fait pour préserver la sécurité et la sûreté des centrales", a insisté sur Twitter Emmanuel Macron, suite aux frappes qui ont visé ce week-end la centrale de Zaporijia. Il a rappelé avoir échangé à ce sujet avec Volodymyr Zelenksy ce lundi : "Nous poursuivrons nos efforts", a-t-il annoncé.

"PAS DE PROBLÈMES IMMÉDIATS DE SÛRETÉ NUCLÉAIRE" À ZAPORIJIA


"Les experts de l'AIEA ont évalué l'étendue des dommages causés au site de la centrale nucléaire de Zaporijia les bombardements intenses et sévères du week-end", a indiqué sur Twitter l'Agence internationale de l'énergie atomique. "Ils ont confirmé qu'il n'y a pas de problème immédiat de sûreté ou de sécurité nucléaire et que les équipements clés sont intacts malgré les dégâts importants subis par le site", a poursuivi l'agence onusienne. 


"Il s'agit d'un sujet de préoccupation majeur car il démontre clairement l'intensité des attaques contre l'une des plus grandes centrales nucléaires du monde", a déclaré son directeur général Rafael Grossi, qui a annoncé multiplier les consultations pour parvenir à établir une zone de protection pour le site.

WASHINGTON ACCUSE MOSCOU DE "CRIMES DE GUERRE SYSTÉMATIQUES"


La Russie s'est livrée à des "crimes de guerre systémiques" partout où elle a déployé des troupes en Ukraine, a accusé lundi une haute responsable américaine, se disant confiante qu'à terme les responsables russes pourront en rendre compte devant la justice.


"Nous disposons de preuves qui s'accumulent démontrant que cette agression (l'invasion russe, ndlr) s'est accompagnée de crimes de guerre systémiques commis dans toutes les régions où les forces russes ont été déployées", a déclaré à des journalistes Beth Van Schaack, diplomate chargée de la justice pénale internationale au département d'État, citant des exécutions sommaires, cas de torture ou de traitements inhumains ou encore le déplacement contraint de personnes et d'enfants.

V. ZELENSKY APPELLE E. MACRON À "DÉMILITARISER LA CENTRALE DE ZAPORIJIA"


Revenant sur son échange avec Emmanuel Macron, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué avoir informé le président français "de la situation sur le champ de bataille et dans les centrales nucléaires ukrainiennes". 


"Nous avons souligné la nécessité de démilitariser la centrale de Zaporijia", a-t-il rappelé, ajoutant avoir échangé "de la coopération pour assurer la stabilité énergétique de l'Ukraine, en particulier, la protection du système contre les attaques aériennes".

ZAPORIJIA : RETOUR SUR DES MOIS DE TENSIONS


La centrale a été visée par des frappes ce week-end, qui ont endommagé certains de ses bâtiments. Le site et son contrôle sont l'objet d'âpres négociations et combats entre Ukraine et Russie depuis le début de la guerre.

LES SCÉNARIOS D'UNE ATTAQUE À ZAPORIJIA


Après les bombardements qui ont frappé la centrale de Zaporijia ce week-end, une catastrophe de la même ampleur que celle de Tchernobyl pourrait-elle survenir à nouveau en Ukraine ? "Ça dépendrait beaucoup de l'attaque et de la cible atteinte", a réagi sur LCI Rafael Grossi, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Le site de Zaporijia compte six réacteurs, sur lesquels "la possibilité d'une attaque directe existe mais est peu probable, car les réacteurs nucléaires de nos jours sont construits avec un degré de protection et de robustesse énorme", a-t-il expliqué. Une attaque "soutenue" pourrait atteindre l'un d'eux, mais cela reste "peu probable". 


En revanche, deux scénarios sont possibles. Le premier, "probable", c'est "l'interruption totale de l'approvisionnement d'électricité, d'énergie vers la centrale, ce qui est essentiel pour le refroidissement des réacteurs qui sont là", a pointé Rafael Grossi. En conséquence, un "melt down" est possible, c'est-à-dire que les réacteurs fonderaient sous la chaleur. Des moments d'"interruption totale" ont déjà eu lieu, a-t-il rappelé. Le second scénario a été "approché" ce week-end : "des attaques sur le stock du combustible frais, prêt à l'utilisation, ou sur les sites où les combustibles usés sont stockés", ce qui entraînerait "une situation d'émergence radiologique qui dépendrait de la quantité de combustible atteint", du "localisé" au "régional".

ZAPORIJIA : UNE ZONE DE PROTECTION "SUR LA BONNE VOIE"


"On est en train de négocier activement à l'établissement d'une zone de protection", a insisté sur LCI Rafael Grossi, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), après des bombardements qui ont visé la centrale de Zaporijia ce week-end. Une zone dans laquelle deux principes devront être à l'œuvre : "ne tirez pas sur la centrale, ne tirez pas depuis la centrale", a-t-il expliqué. Mais la difficulté réside dans le fait que le site "se situe sur la ligne de front", a souligné le chef de l'agence onusienne, disant entretenir "un espoir professionnel" pour qu'un tel accord survienne "au plus vite". 


Les dirigeants russe comme ukrainien acceptent tous deux de "protéger la centrale" et "sont prêts à travailler avec l'AIEA pour y arriver", mais "il y a beaucoup d’obstacles", a-t-il reconnu. "Mais on va continuer, je crois que l’on est dans la bonne voie", s'est réjoui Rafael Grossi. "Des épisodes comme ceux de ce week-end montrent que cette situation ne peut plus continuer, et que l’on doit laisser une chance à la diplomatie nucléaire pour protéger cette installation", a-t-il insisté. 

ZAPORIJIA : UN "DANGER SANS PRÉCÉDENT", SELON LE CHEF DE L'AIEA SUR LCI


Après des bombardements sur la centrale de Zaporijia qui ont commencé samedi soir et se sont poursuivis dimanche matin, Rafael Grossi, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a livré un point sur la situation sur le plateau de LCI, depuis Vienne, en Autriche. "La centrale elle-même a été attaquée, à l'intérieur", a-t-il alerté, soulignant "le danger" que représentent de telles frappes. 


Les inspecteurs de l'agence de l'ONU ont pu se rendre sur place ce lundi matin pour "évaluer les dégâts" : "c'étaient des attaques directes sur la centrale, à des endroits assez délicats, (...) ce sont des dégâts considérables", a détaillé Rafael Grossi. "Les trous" ont été constatés "sur le toit d'un hall dans lequel la centrale stocke du combustible frais" avant d'être inséré dans le réacteur, "quatre ou cinq mètres" en dessous, a-t-il signalé, s'inquiétant d'un "risque énorme" : "On a eu de la chance".


"La situation est terriblement fragile. On est confronté à une situation que je décris (...) comme intenable, en danger sans précédent", a alerté le chef de l'agence.

LA MISE EN GARDE DE L'OMS À L'APPROCHE DE L'HIVER


L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a prévenu lundi que l'hiver menacera la vie de millions d'Ukrainiens, après une série de frappes russes dévastatrices sur les infrastructures énergétiques du pays. "Cet hiver mettra en danger la vie de millions de personnes en Ukraine", a déclaré aux journalistes Hans Kluge, le directeur régional de l'OMS pour l'Europe. "Pour faire simple, cet hiver sera une question de survie". 


"Je dirais qu'avec 50 % de l'infrastructure énergétique civile endommagée ou détruite au moment où s'annonce un hiver brutal où les températures peuvent descendre jusqu'à moins 20 degrés, il s'agit de la plus grande attaque contre les soins de santé sur le sol européen depuis la Seconde Guerre mondiale ", a-t-il ajouté, selon CNN


Il a aussi appelé à la création d'un "corridor sanitaire humanitaire" pour permettre l'envoi de fournitures essentielles dans toutes les régions d'Ukraine, indiquant que l'OMS avait recensé 703 attaques contre les infrastructures sanitaires depuis le début de l'invasion de l'Ukraine, selon The Guardian.


Environ une personne sur cinq en Ukraine a du mal à avoir accès aux médicaments, a déclaré par ailleurs le Dr Jarno Habicht, représentant de l'OMS en Ukraine, lors d'un point presse à Kiev, selon des propos rapportés par CNN. Le problème est encore plus grave dans les régions ukrainiennes occupées par la Russie, où une personne sur trois n'est pas en mesure d'obtenir les médicaments dont elle a besoin, a-t-il précisé.

L'APPEL D'ORGANISATIONS D'AIDE AUX MIGRANTS POUR RÉCUPÉRER DES LITS


Plusieurs organisations d'aide aux migrants ont écrit lundi aux autorités pour demander la mise à disposition des places d'hébergement vacantes dans le centre d'accueil dédié aux Ukrainiens à Paris au bénéfice d'exilés sans-abri "d'autres nationalités", dans un courrier consulté par l'AFP.


Depuis fin août et la décélération de leur arrivée, les déplacés qui fuient la guerre en Ukraine sont pris en charge sur un site d'exposition du nord-est parisien, le Paris Event Center, qui a succédé au point d'accueil du parc des expositions de la Porte de Versailles, plus spacieux.


"Nous avons appris que (...) de nouveau, chaque soir, des dizaines de lits - minimum 120 - sont inoccupés", ont relevé ces organisations dans leur courrier destiné au préfet de la région Ile-de-France Marc Guillaume et au préfet Joseph Zimet, qui pilote la cellule interministérielle de crise sur l'accueil des réfugiés ukrainiens.

ZAPORIJIA : E. MACRON ET V. ZELENSKY APPELLENT À SÉCURISER LA CENTRALE


Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu lundi avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky sur fond de "menaces" persistantes sur la centrale nucléaire de Zaporijia, de nouveau bombardée ce week-end. "J'étais avec le président Zelensky pour un appel urgent", a déclaré le chef de l'État français lors d'un discours à Paris à la conférence internationale de soutien à la Moldavie, victime collatérale de l'invasion russe de l'Ukraine.


Il a expliqué cet appel par "le contexte qui continue d'être très difficile", avec "les bombardements qu'a encore subis l'Ukraine, les menaces qui pèsent sur la centrale de Zaporijia". "À chaque victoire militaire de l'Ukraine, la reconquête de la région de Kharkiv comme la reprise de Kherson, la Russie réagit par de nouveaux bombardements des infrastructures essentielles de l'Ukraine", a-t-il déploré.


Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ont tous deux souligné "l'absolue nécessité de préserver la sécurité et la sûreté" de la centrale nucléaire de Zaporijia. Selon la présidence, le président français "a dit sa vive préoccupation" quant aux "nouveaux tirs contre la centrale".

PARIS DÉBLOQUE 100 MILLIONS D'EUROS SUPPLÉMENTAIRES POUR LA MOLDAVIE


Paris accueillait lundi une conférence internationale de soutien à la Moldavie, victime collatérale de la guerre Ukraine, avec l'objectif immédiat de lui apporter une aide d'urgence pour traverser l'hiver tout en accompagnant le pays sur la voie d'une adhésion à l'Union européenne. À l'issue de cette réunion, 130 millions d'euros d'aide supplémentaire ont été versés au pays. Des sommes allouées notamment à des subventions au Haut-Commissariat aux réfugiés, au Programme alimentaire mondial et à l'Unicef, ainsi qu'aux hôpitaux moldaves, en leur fournissant des générateurs haute puissance. 


Une enveloppe de 137 millions d'euros avait déjà été débloquée par la France suite aux deux premières conférences de soutien, à Berlin et à Bucarest. " Nous avons tenu ces engagements, avec des déboursements importants, en particulier au bénéfice du gouvernement", précise l'Élysée auprès de TF1info.

KHERSON : KIEV DÉTAILLE LES ACCUSATIONS DE TORTURE


Le bureau du procureur de la région de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, a publié lundi une déclaration appuyant ses accusations envers Moscou, en donnant plus de détails sur ce qu'il considère être quatre "chambres de torture" découvertes dans la ville, reprise par les forces ukrainiennes aux mains de l'armée russe.


"Des parties de matraques en caoutchouc, une batte en bois, un appareil utilisé par les occupants pour torturer les civils à l'électricité, une lampe à incandescence et des balles provenant des murs ont été saisies", précise le communiqué, cité par CNN. "Dans les cellules et les sous-sols, diverses méthodes de torture, de violence physique et psychologique ont été utilisées contre les gens", assurent les procureurs ukrainiens. 

OTAN : LES CRAINTES DE V. ZELENSKY SUR LES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES


Volodymyr Zelensky a appelé l'Otan à protéger les installations nucléaires ukrainiennes de tout "sabotage russe", lors d'une visioconférence à l'occasion de l'assemblée parlementaire de l'Alliance. "Toutes nos nations ont intérêt à ce qu'aucun incident dangereux ne se produise dans nos installations nucléaires", a-t-il déclaré, comme le rapporte à nouveau The Guardian. "Nous avons tous besoin d'une protection garantie contre le sabotage russe des installations nucléaires", a-t-il insisté.


Le chef d'État ukrainien a également demandé à l'Union européenne de prendre de nouvelles sanctions contre la Russie qui mène selon lui une "politique de génocide", par le bombardement d'infrastructures civiles, souligne aussi le journal britannique.  

ZAPORIJIA : "UN RISQUE D'ACCIDENT NUCLÉAIRE", SELON MOSCOU


La centrale de Zaporijia "présente un risque d'accident nucléaire", a affirmé un responsable russe de l'énergie, selon des propos rapportés par The Guardian. Le chef de l'agence publique russe de l'énergie atomique, Rosatom, a mis en garde contre le risque d'accident nucléaire. 


"La centrale présente un risque d'accident nucléaire. Nous avons négocié toute la nuit avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)", a indiqué  son PDG Alexei Likhachev, cité par l'agence de presse Interfax. Rosatom contrôle cette centrale nucléaire, la plus grande d'Europe, depuis que le président Vladimir Poutine s'en est emparée.


D'après le journal britannique, Alexei Likhachev a aussi accusé l'Ukraine d'être prête à "accepter" un "petit incident nucléaire". "Ce sera un précédent qui changera à jamais le cours de l'histoire. Par conséquent, tout doit être fait pour que personne n'ait l'idée d'empiéter sur la sécurité de la centrale nucléaire", a-t-il lancé.

PARIS SOUTIENT LA MOLDAVIE


Paris accueille lundi une conférence internationale de soutien à la Moldavie avec l'objectif immédiat de lui apporter une aide d'urgence pour traverser l'hiver tout en accompagnant le pays sur la voie d'une adhésion à l'Union européenne.


La Moldavie, petit pays de 2,6 millions d'habitants candidat depuis fin juin à l'entrée dans l'UE, est voisine de l'Ukraine. Et elle subit de plein fouet les conséquences de la guerre, en particulier sur le plan énergétique, alors que la compagnie russe Gazprom a réduit de moitié ses exportations de gaz vers Chisinau.


"Il faut aider la population à tenir", a souligné la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna auprès de journalistes, ajoutant que de l'aide matérielle et financière sera accordée lundi. 

MOSCOU PROMET DE "PUNIR" LES RESPONSABLES D'EXÉCUTIONS PRÉSUMÉES


Le Kremlin a promis lundi de châtier les responsables de la mort d'un groupe de soldats russes en Ukraine, dénoncée par Moscou comme une exécution, alors que Kiev affirme que ces militaires ont été tués après une fausse reddition.


"Naturellement, la Russie va rechercher elle-même ceux qui ont commis ce crime. Ils doivent être retrouvés et punis", a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. Il a ajouté que Moscou se tournera à cette fin vers des instances internationales, "si cela peut être utile".


La Russie a accusé vendredi l'Ukraine d'avoir exécuté plus de dix de ses militaires qui avaient déposé les armes, sur la foi de vidéos publiées sur les réseaux sociaux.

SOUTIEN MILITAIRE


Le gouvernement allemand a proposé lundi à Varsovie de lui fournir un système de défense anti-aérien Patriot, après la chute meurtrière d'un missile en Pologne la semaine dernière.


"Nous avons proposé d'aider la Pologne à sécuriser son espace aérien avec nos (avions) Eurofighter et nos systèmes de défense aérienne Patriot", a déclaré la ministre allemande de la Défense, Christine Lambrecht, dans une interview au quotidien Rheinische Post.


Deux personnes ont été tuées la semaine dernière par un missile tombé sur le village polonais de Przewodow, à proximité de la frontière ukrainienne. L'Allemagne avait dès le lendemain proposé à la Pologne de la soutenir avec des patrouilles aériennes.

TORTURE


Le Parquet ukrainien a annoncé lundi avoir découvert quatre "sites de torture" utilisés par les Russes à Kherson lors de leur occupation de cette ville du sud de l'Ukraine jusqu'à sa reprise par les troupes de Kiev le 11 novembre.


"À Kherson, les procureurs continuent d'établir les crimes de la Russie: des sites de torture ont été établis dans quatre bâtiments", a indiqué le Parquet ukrainien sur Telegram. Kiev a, depuis la libération de la ville, dénoncé à plusieurs reprises les "crimes de guerre" et les "atrocités" russes dans la région.

RISQUE NUCLEAIRE


La Russie et l'Ukraine se sont à nouveau accusées mutuellement dimanche d'avoir bombardé la centrale nucléaire de Zaporijia. Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a dénoncé dimanche des tirs "délibérés et ciblés".

ZAPORIJIA


Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a dénoncé dimanche des tirs "délibérés et ciblés" contre la centrale nucléaire de Zaporijia, la plus grande d'Europe, appelant à "arrêter cette folie".


La Russie et l'Ukraine se sont à nouveau accusées mutuellement dimanche d'avoir bombardé cette centrale nucléaire située dans le Sud ukrainien et occupée militairement par l'armée russe.


Kiev a en outre démenti avoir exécuté plusieurs soldats russes qui s'y étaient rendus.

BILAN DU JOUR


Le point sur la situation en Ukraine, en ce 271e jour de guerre.

BIENVENUE SUR LE DIRECT UKRAINE DU LUNDI 21 NOVEMBRE


Retrouvez toutes les actualités du jour sur la guerre en Ukraine dans ce fil d'informations en direct.

La centrale nucléaire de Zaporijia connaissait un calme relatif depuis quelques semaines, c'est désormais terminé. La Russie et l'Ukraine se sont à nouveau accusées mutuellement ce dimanche d'avoir bombardé la centrale nucléaire de Zaporijia, la plus grande d'Europe, située dans le Sud ukrainien et occupée militairement par l'armée russe. Depuis plusieurs mois, Moscou et Kiev s'accusent mutuellement de bombardements sur le site, proche de la ligne de front. 

"Il y a en a qui considèrent qu'une centrale nucléaire est une cible militaire légitime, ce qui est incroyable", s'est indigné le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi. "Qui que ce soit, arrêtez cette folie !", a-t-il exhorté, en insistant : "Les gens qui font ça savent où ils frappent. C’est absolument délibéré, ciblé". L'AIEA, qui dispose de deux inspecteurs sur place dans la centrale, est en train de procéder à une évaluation. "Il y a eu des dégâts dans des endroits assez délicats", a estimé M. Grossi, précisant que les réacteurs n'avaient pas été touchés mais "plutôt la zone où se trouvent les combustibles frais et usés".

Pour le ministère russe de la Défense, "le régime de Kiev ne cesse pas les provocations afin de créer la menace d'une catastrophe à la centrale nucléaire de Zaporijia". Samedi et dimanche, les forces ukrainiennes auraient tiré plus d'une vingtaine d'"obus de grand calibre" sur la centrale, affirme le communiqué du ministère. Ceux-ci ont notamment explosé entre les blocs énergétiques numéro 4 et 5 et visé le toit d'un "bâtiment spécial" situé à proximité de ces blocs, selon la même source. Ce "bâtiment spécial" abrite un dépôt de combustible nucléaire, a précisé un responsable du producteur russe d'électricité nucléaire Rosenergoatom, Renat Kartchaa, cité par l'agence officielle russe TASS.

Malgré ces bombardements, "le niveau de radiations dans la zone de la centrale reste conforme à la norme", souligne le communiqué du ministère russe de la Défense.

Lire aussi

Pour sa part, l'agence nucléaire ukrainienne a accusé la Russie d'avoir bombardé le site de la centrale. "Ce matin du 20 novembre 2022, à la suite de nombreux bombardements russes, au moins 12 frappes ont été enregistrées sur le site de la centrale nucléaire de Zaporijia", a déclaré Energoatom, accusant les Russes d'"organiser une fois de plus un chantage nucléaire et mettre le monde entier en danger".


La r¨¦daction de TF1info

Sur le
m¨ºme th¨¨me

Articles

Tout
TF1 Info