En difficult¨¦ en Ukraine, Poutine choisit l'escalade
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"Protestez, luttez, fuyez ou rendez-vous" : Zelensky en appelle aux Russes contre la mobilisation

La r¨¦daction de TF1info
Publi¨¦ le 22 septembre 2022 ¨¤ 6h00, mis ¨¤ jour le 23 septembre 2022 ¨¤ 6h04
JT Perso

Le pr¨¦sident ukrainien appelle les Russes ¨¤ prendre position contre la mobilisation sur le front ukrainien annonc¨¦e la veille par le Kremlin.
"Protestez, luttez, fuyez ou rendez-vous", leur lance-t-il dans un message vid¨¦o.
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Ce direct est désormais terminé. Retrouvez ici les dernières informations sur la guerre en Ukraine. 

FAMILLES DÉCHIRÉES


Départ volontaire ou forcé, les premières vidéos montrant des scènes d'adieux bouleversantes à l'image d'un père, parmi tant d'autres, devant quitter sa famille pour rejoindre l'armée.

PROVOCATION


Sur la plateforme Twitch, une chaine attribuée à un Russe diffusait en direct une gazinière brûlant du gaz sans discontinuer.

Un geste interprété comme une provocation envers les Européens, qui paient le prix fort de la baisse des livraisons de gaz par Moscou.

ZELENSKY APPELLE LES RUSSES À "PROTESTER", "LUTTER" OU "FUIR" 


Le président ukrainien exhorte les Russes à se positionner contre la mobilisation militaire annoncée la veille par Vladimir Poutine. "55.000 soldats russes ont été tués dans cette guerre en six mois (...) Vous en voulez davantage ? Non ? Alors protestez ! Luttez ! Fuyez ! Ou rendez-vous", a-t-il lancé en russe dans son adresse vidéo quotidienne. 

DES PRISONNIERS REMIS À KIEV "TORTURÉS", ACCUSE L'UKRAINE


"Beaucoup" d'Ukrainiens, remis à Kiev par Moscou à la faveur d'un important échange de prisonniers de guerre, ont été "brutalement torturés" en captivité, a affirmé jeudi un haut responsable ukrainien.


"Beaucoup d'eux ont été brutalement torturés", a déclaré lors d'une conférence de presse Kyrylo Boudanov, en charge du département du renseignement au sein du ministère de la Défense ukrainien, qui a participé à l'organisation de ce vaste échange annoncé mercredi par Kiev. 

10.000 VOLONTAIRES MOBILISES, SELON L'ARMÉE RUSSE


Près de 10.000 personnes se sont portées volontaires pour être mobilisées pour l'offensive en Ukraine ces dernières 24 heures, après l'annonce de Vladimir Poutine, a affirmé jeudi l'état-major russe. "Lors de la première journée de mobilisation partielle, environ 10.000 citoyens sont arrivés par eux-mêmes aux commissariats militaires, sans attendre leur convocation", a assuré à l'agence Interfax Vladimir Tsimlianski, un porte-parole de l'état-major. 

"LES OCCIDENTAUX DEVIENNENT DES BELLIGÉRANTS", AFFIRME LAVROV


"Nous avons l'impression que l'Ukraine s'est transformée définitivement en pays néo-nazi où le droit humanitaire n'est pas respecté, cela ne nous étonne plus. Ce qui nous étonne, c'est la réaction des pays occidentaux qui fournissent des armes (...). Ainsi, ces pays deviennent automatiquement des belligérants dans le cadre de ce conflit", a affirmé le ministre des Affaires étrangères russes. 

LES UKRAINIENS "INTOLÉRANTS AUX RUSSES", SELON LAVROV


"Il y a une intolérance aux Russes et à tout ce qui concerne la langue russe qui se propage en toute impunité. Il y a des appels lancés à tuer des Russes", a plaidé Lavrov. "Le summum est la déclaration de Zelenski le 5 août qui a conseillé à tous ceux qui se sentent russes de quitter le territoire ukrainien et de se réfugier en Russie", a-t-il ajouté. Et de préciser : "notre décision d'organiser des référendums est bien la réponse à cette déclaration"

"LA POPULATION DU DONBASS A SOUFFERT", DIT LAVROV


"Depuis huit ans, la population dans le Donbass a souffert des crimes à cause du coup d'État perpétré en Ukraine, cela est ignoré. Notamment, la violation du droit à l'utilisation de sa propre langue est resté inaperçu", a encore reproché Sergueï Lavrov. "Washington, Paris, Berlin ont fermé les yeux de façon cynique sur ce problème du Donbass", a-t-il ajouté. 

SERGUEÏ LAVROV À L'ONU


"Les auteurs des crimes perpétrés à Odessa n'ont pas été traduits en justice. Plus de 50 personnes ont été brûlées vifs à Odessa et d'autres affaires sont restées lettre morte. Au lieu de la punition et du châtiment, nous entendons la rhétorique, comme quoi c'est la faute à la Russie", s'est plaint le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov devant le Conseil de sécurité de l'ONU

BLINKEN A L'ONU : "ON NE PEUT PAS LAISSER POUTINE S'EN TIRER"


Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a appelé jeudi la communauté internationale à contraindre le président russe Vladimir Poutine à rendre des comptes pour son invasion de l'Ukraine. "On ne peut pas laisser Poutine s'en tirer comme ça," a déclaré le chef de la diplomatie américaine, dénonçant le fait que la Russie avait "mis en pièces l'ordre international". Antony Blinken s'exprimait lors d'une réunion du Conseil de sécurité sur l'Ukraine,  en présence du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, mais celui-ci n'était pas assis à la table du Conseil pendant les discours des ministres, remplacé par son adjoint.

AU MOINS TROIS CHARNIERS A IZIOUM


À Izioum (région de Kharkiv), "les exhumations sont en cours. Il y a des charniers dans au moins trois endroits", a déclaré l'adjoint au maire de cette ville, occupée pendant plusieurs mois par l'armée russe. "Nous avions d'abord estimé le nombre de victimes civiles à Izioum à près de 1000", mais désormais, "ce chiffre peut devenir beaucoup plus élevé", a-t-il ajouté.

DES PROCÉDURES JUDICIAIRES "INDÉPENDANTES", RÉCLAME L'ONU


"Toutes ces accusations doivent faire l'objet d'enquêtes, pour garantir la responsabilité", a ajouté Antonio Guterres. "Les auteurs doivent être tenus pour responsables lors de procédures judiciaires justes et indépendantes. Les  victimes et leurs familles ont droit à la justice et à la réparation". "Les sept derniers mois ont été marqués par une souffrance et une désolation indicibles", a-t-il encore commenté. 

UN "CATALOGUE DE CRUAUTÉS"EN UKRAINE, SELON L'ONU


Le secrétaire général de l'ONU a appelé jeudi à enquêter sur le "catalogue de cruautés" qui ont lieu en Ukraine, lors d'une réunion du Conseil de sécurité sur l'"impunité" des crimes commis depuis l'invasion du pays par la Russie. Les rapports des services humanitaires de l'ONU "sont un catalogue de cruautés : exécutions sommaires, violence sexuelle, torture et autres traitements inhumains et dégradants contre les civils et les prisonniers de guerre", a déclaré Antonio Guterres à l'ouverture de cette réunion à laquelle participe notamment le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.  "En moyenne, 5 enfants sont tués ou blessés chaque jour en Ukraine", a-t-il ajouté.

LA FRANCE POUR "LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ"


"La France soutient la recherche de la vérité et de la justice", a affirmé la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, lors d'une réunion du Conseil de sécurité. "Des exactions sont commises. Des atrocités ont lieu. Des civils sont ciblés", a-t-elle poursuivi. 

LA TURQUIE VA TRANCHER SUR LA POSSIBLE SUSPENSION DU SYSTÈME RUSSE DE PAIEMENT MIR


La Turquie va trancher sur une éventuelle suspension du système russe de paiement Mir, actuellement utilisé en Turquie par les ressortissants russes, a annoncé le président turc Recep Tayyip Erdogan. "Nous évaluons les mesures à prendre à ce sujet. Nous tiendrons une réunion et prendrons une décision finale", a déclaré le chef de l’Etat à des journalistes, selon des propos rapportés jeudi par des médias turcs.

BRUXELLES : DES VISAS HUMANITAIRES POUR LES RUSSES


La Commission européenne discute avec les pays de l’UE de la possibilité de délivrer des visas aux citoyens de la Fédération de Russie pour des raisons humanitaires dans le cadre de l’annonce de la mobilisation.

L'ALLEMAGNE PRÊTE À ACCUEILLIR DES DÉSERTEURS RUSSES 


L'Allemagne est prête à accueillir des déserteurs de l'armée russe "menacés de grave répression", a déclaré la ministre allemande de l'Intérieur dans un entretien paru jeudi, au lendemain d'une annonce de mobilisation de réservistes russes pour combattre en Ukraine. 


"Celui qui s'oppose courageusement à Poutine et se met ainsi en grand danger peut demander l'asile politique en Allemagne", a déclaré Nancy Faeser dans cette interview à l'édition dominicale du journal Frankfurter Allgemeine Zeitung, tandis que le ministre de la Justice Marco Buschmann a déclaré dans un tweet que les Russes fuyant leur pays étaient "les bienvenus". 

ÉCHANGE DE PRISONNIERS : UN PROCHE DE POUTINE LIBÉRÉ


Viktor Medvedtchouk, un proche de Vladimir Poutine, détenu en Ukraine depuis mi-avril, a été libéré lors du plus important échange de prisonniers avec Kiev depuis le début de l'offensive russe, a confirmé jeudi un dirigeant séparatiste prorusse. "Viktor Medvedtchouk a été libéré", a simplement indiqué à l'agence de presse russe Ria Novosti, Denis Pouchiline, à la tête de la "république" autoproclamée par les séparatistes à Donetsk, dans l'est de l'Ukraine. 

CRIMÉE 


Selon des comptes prorusses, les prochains référendums en Ukraine se justifient à la lumière du précédent de 2014. À cette époque, les habitants de Crimée auraient demandé à être rattachés à la Russie. Retour sur l’organisation de ce scrutin, qui avait été coordonné en seulement dix jours.

RÉSERVISTES RUSSES


Serguei fait partie de ces réservistes que Vladimir Poutine a décidé d’enrôler dans le cadre de la mobilisation militaire partielle, le 21 septembre. Réserviste après un stage effectué il y a vingt ans, il ne s’imagine pas en armes sur le front ukrainien.

NUCLÉAIRE 


Vladimir Poutine, à la peine dans l'est de l'Ukraine, a brandi la menace d'un recours à l'arme nucléaire mercredi. Une attitude vertement condamnée par la communauté internationale, le président des États-Unis Joe Biden vilipendant des "propos dangereux". Il y a 60 ans, la crainte d'un recours à l'arme nucléaire était déjà dans toutes les têtes sur fond de crise avec Cuba.

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COÛT ÉCONOMIQUE


Le coût pour l'Ukraine de l'invasion russe est estimé à près de 1.000 milliards de dollars, a déclaré jeudi à Berlin un conseiller de Volodymyr Zelensky. "Dans les premiers jours de l'agression, les Russes ont détruit pour 100 milliards de dollars de nos actifs", a indiqué le conseiller économique du président ukrainien, Oleg Ustenko, lors d'une conférence organisée par la Conseil allemand des affaires internationales. 


"Ce montant est désormais bien plus élevé que cela. Nous parlons de coûts directs et indirects que nous avons déjà subis en Ukraine de près de 1.000 milliards de dollars", a-t-il estimé, soit l'équivalent d'environ "cinq PIB annuels".  


Pour l'année en cours, les autorités ukrainiennes "s'attendent à une baisse importante de notre PIB", estimée "entre 35 et 40%, soit la plus forte baisse de notre PIB depuis 1991", a également déploré M. Ustenko. 


Le déficit budgétaire se creuserait ainsi, selon ce conseiller de M. Zelensky, d'"environ 5 milliards d'euros par mois". "Ainsi, au lieu d'avoir 7 milliards (de déficit) sur toute l'année, nous gérons 5 milliards par mois", a-t-il regretté. 


En 2023, le déficit pourrait atteindre 40 milliards de dollars, a précisé le conseiller. 

DONETSK


Au moins six personnes ont été tuées et six autres blessées jeudi dans une frappe ayant touché un marché à Donetsk, bastion des séparatistes prorusses dans l'Est de l'Ukraine, a annoncé le chef de l'administration locale pro-Moscou. 


"Selon les informations que l'on reçoit, six personnes sont mortes et six blessées dans le bombardement du marché Kryty", a indiqué sur Telegram Alexeï Koulemzine. Les médias séparatistes ont diffusé des images montrant un bus calciné et un cadavre ensanglanté sur la route, au milieu de bris de verre. 

REFERENDUMS 


Des référendums d'annexion à la Russie vont être organisés du 23 au 27 septembre, dans quatre territoires ukrainiens aux mains des Russes. La Russie a un "objectif principal" de "sécuriser" ces territoires, explique, sur LCI, Alexander Makogonov. Pour le porte-parole de l'ambassade de Russie en France, il n'y a "aucun doute" sur l'issue de ces scrutins.

LIZ TRUSS


Dans la continuité de son discours qu'elle a tenu à l'assemblée générale des Nations unies mercredi soir, la Première ministre britannique Liz Truss a affirmé sur Twitter que "nous n'aurons pas de repos tant que l'Ukraine ne l'emportera pas".


"Les Ukrainiens ne défendent pas seulement leur pays, ils défendent nos valeurs et la sécurité de monde entier", peut-on encore lire sur la photo assortie à son tweet.

55 PRISONNIERS RUSSES RENTRENT CHEZ EUX 


Cinquante-cinq militaires russes sont de retour en Russie après le plus important échange de prisonniers militaires avec Kiev depuis le début de l'offensive en Ukraine, annonce le ministère russe de la Défense.


"Tous les militaires sont arrivés sur le territoire de la Fédération de Russie par des avions militaires et se trouvent dans des établissements médicaux du ministère", a indiqué la Défense russe dans un communiqué, sans faire mention de l'ex-député ukrainien Viktor Medvedtchouk, proche du président russe Vladimir Poutine et remis mercredi selon Kiev.

EMMANUEL MACRON 


"Notre devoir c'est de tenir notre ligne" face au "chantage" du président russe Vladimir Poutine, a affirmé le président français Emmanuel Macron, dans un entretien à la chaîne BFMTV.


"Notre devoir, c'est de tenir notre ligne, c’est-à-dire d’aider l'Ukraine comme on le fait, à protéger son territoire, jamais à pouvoir agresser la Russie. Nous ne sommes pas en guerre avec la Russie", a déclaré le chef de l'Etat, qui a dit qu'il "n'aurait (pas) quelque propos qui soit qui participerait d'une escalade".

SANCTIONS 


"Seul un tiers des pays du monde applique les sanctions", c'est "ridicule", estime encore Makogonov, qui se refuse à parler d'isolation de la Russie. 

OBJECTIF DE POUTINE 


Alexander Magokonov rappelle l'objectif de la Russie dans cette "opération spéciale"

IZIOUM 


Face aux terribles images des fosses communes et salles de tortures retrouvées à Izioum, Aleksander Magokonov nie en bloc toute responsabilité russe. "Je ne sais pas comment vous pouvez croire à la lettre tout ce que le régime ukrainien vous montre. Il s'agit d'une falsification mensongère propagandiste, à la 'Boutcha'. C'est ridicule, ignoble et inacceptable, un montage pour vous impressionner". 


Selon lui, "il s'agit de soldats ukrainiens tués au combat en mai dernier. Ils bénéficient d'une sépulture, ils ont été enterrés par nos militaires, on a les images", assure-t-il. 

"CE N'EST PAS UNE GUERRE"


Magokonov refuse de prononcer le mot "guerre". "On ne fait pas la guerre contre l'État ukrainien. L'armée russe tue ceux qui portent les armes, et les bataillons néonazis", affirme-t-il. Ces combattants "n'ont rien à voir avec le peuple ukrainien", ajoute-t-il. "Une guerre, c'est autre chose".

RUSSES FUYANT LA RUSSIE 


Sur les embouteillages à la frontière géorgienne de russes quittant la Russie, Magokonov questionne la véracité des images partagées. "Je ne peux pas commenter ces imagesé, tranche-t-il. 


Quant au prix des billets d'avion qui ont explosé dans les heures suivant les annonces de Poutine, Magokonov se s'inquiète pas. "Au début de l'opération militaire, plusieurs personnes ont aussi quitté la Russie. Et maintenant, elles reviennent. Là, je ne sais pas ce que ça veut dire. Les frontières ne sont pas fermées. Il n'est pas prévu qu'elles le soient. Ceux qui sont mobilisés sont les gens qui sont servis dans l'armée. Ceux-là ne vont pas fuir". 

MANIFESTATIONS 


Le porte-parole réagit aux manifestations et arrestations en Russie. Il dément les chiffres donnés par les organisations, qui estiment que plus de 1300 personnes ont été arrêtées. Selon lui, "il s'agit de manifestations non autorisées, donc les forces de l'ordre font leur travail. Les personnes sont simplement détenues, elles sont probablement libérées ce matin" ajoute-t-il. 


"Il s'agit d'une poignée de jeunes, qui sont venus faire la fête" balaie le porte-parole. "Ce sont des jeunes gens qui ne sont pas du tout concernées par cette mesure, qui concerne seulement les réservistes", ajoute-t-il, qualifiant ces manifestations de "rocambolesques". 

MENACE NUCLÉAIRE 


"En réponse aux menaces à la Russie, la Russie a suffisamment de moyens de riposter" rappelle-t-il, au sujet de la menace du nucléaire brandie par Poutine.  Alexander Makogonov estime que les pays occidentaux ont menacé par suggestions Moscou. Une riposte russe serait possible si la Russie était "menacée dans ses intérêts vitaux" explique-t-il, restant extrêmement vague. "Cela dépend de l'attaque", avance-t-il.


"Poutine n'a jamais dit que la Russie n'aurait recours au nucléaire. Il a seulement dit que la Russie serait prête à se défendre par tous les moyens", rappelle-t-il. "Tout est clair dans son discours", tranche-t-il. 

REFERENDUMS 


Que vise la Russie avec l'annonce de "référendums" d'annexion dans les régions contrôlées par Moscou en Ukraine, du 23 au 27 septembre ? "On n'a jamais dit que notre objectif était de changer le régime, mais de démilitariser l'Ukraine afin de diminuer au maximum le niveau de menace qui émanait de ce territoire. Deuxièmement, c'est la dénazification du régime de Kiev", détaille   Alexander Makogonov, le porte-parole de l'Ambassade de Russie, invité ce jeudi d'Elizabeth Martichoux sur LCI.


"Pour le moment, notre objectif principal est de sécuriser les territoires sous notre contrôle, car des référendums vont être organisés" ajoute encore Alexander Makogonov. Selon lui, ces référendums sont prêts à être organisés dans 4 territoires, du 23 au 27 septembre. Il défend ces procédures comme étant "purement démocratiques, comme en Crimée, en 2014. Si les Ukrainiens tentent de reprendre les territoires après les référendums, cela sera considéré comme une agression du territoire russe, explique encore Makogonov. 

MOBILISATION 


Sur LCI, Alexander Makogonov, le porte-parole de l'ambassade de Russie explique que "la ligne de front est plus étendue, et les régions concernées nécessitent le niveau de contrôle approprié pour assurer leur sécurité", pour justifier la mobilisation de Poutine. Il estime que l'armée russe ne manque pas de volontaires. 


Selon lui, l'Ukraine a perdu la moitié de ses effectifs. Soit bien plus que les pertes russes. Il estime que cette "résistance" ukrainienne n'a aucun sens. 

10 CITOYENS ÉTRANGERS PARMI LES PRISONNIERS 


En plus des deux citoyens américains faits prisonniers depuis quatre mois par l'armée russe et échangés avec l'Ukraine, huit autres nationalités étrangères se retrouvent dans les 218 soldats libérés, écrit Volodymyr Zelensky sur Twitter. Cinq Britanniques, un Marocain, un Suédois et un Croate pourront rentrer chez eux, se félicite le président ukrainien.

GÉRARD LARCHER 


Le président du Sénat estime que "Poutine est en grande difficulté, y compris face à l'hostilité de sa propre population". Il appelle sur France 2 à"continuer à soutenir l'Ukraine, sans fermer la porte dy dialogue avec la Russie". 

DEUX AMÉRICAINS PARMI LES PRISONNIERS LIBÉRÉS 


L'ambassadrice américaine en Ukraine, Bridget Brink, remercie le dirigeant ukrainien "d'avoir inclus deux citoyens américains dans l'échange de prisonniers" qui s'est déroulé hier soir avec la Russie. "Ils seront réunis avec leurs familles", s'est-elle réjouit sur Twitter. 

PRISONNIERS 


Le plus important échange de prisonniers a eu lieu entre l'Ukraine et la Russie, a annoncé un responsable ukrainien. Tandis que Kiev a récupéré 215 personnes, dont des chefs de la défense d'Azovstal, Moscou a libéré 55 prisonniers. Parmi eux, Viktor Medvedtchouk, ex-député proche de Vladimir Poutine.

PRISONNIERS UKRAINIENS 


Sur LCI, Benjamin Cruard nous explique qui sont les 215 prisonniers ukrainiens échangés hier soir contre 55 prisonniers russes. 

Ukraine : 215 prisonniers ukrainiens r¨¦cup¨¦r¨¦sSource : TF1 Info
JT Perso

MANIFESTATIONS EN RUSSIE 


L'annonce de Poutine hier a déclenché une vague de manifestations en Russie. Notre journaliste Camilla Campusano vous en dit plus sur le profil de ces manifestants.

CORÉE DU NORD


Pyongyang nie avoir fourni des armes à la Russie pour reconstituer ses stocks épuisés par l'invasion en Ukraine. Début septembre, Washington estimait que Moscou aurait acheté des "millions de cartouches, de roquettes et d'obus d'artillerie". Pyongyang dénonce des "remarques imprudentes" de la part des États-Unis.

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RENSEIGNEMENTS BRITANNIQUES 


Dans leur point quotidien, les renseignements britanniques reviennent sur la mobilisation militaire de 300.000 réservistes lancée par Poutine hier, et les difficultés que cela va entraîner pour la Russie. 


Selon eux, Moscou devrait rencontrer des problèmes logistiques et administratifs pour parvenir à mobiliser autant de personnes. La plupart de ces réservistes nécessitant une formation, les "nouvelles" troupes ne seront pas prêtes à combattre avant "des mois", écrivent les renseignements. Ils évoquent enfin l'aspect hautement impopulaire de cette mobilisation en Russie, qui expose Poutine à un risque politique.


"Cette décision est en fat un aveu que la Russie a épuisé son stock de volontaires prêts à combattre en Ukraine", ajoutent-il. 

MOBILISATION 


La mobilisation partielle militaire annoncée par Vladimir Poutine "ne résoudra pas les problèmes sur le terrain", analyse l'Institute for the Study of War (ISW). 


Une telle mobilisation pourrait "suffire à maintenir les niveaux des effectifs militaires en compensant les pertes", mais cela "ne génèrera pas de puissance de combat utilisable sur plusieurs mois", écrit l'organisme de recherche. 

CORÉE DU NORD 


La Corée du Nord a nié mercredi avoir fourni des armes à la Russie, ont rapporté les médias officiels, des semaines après que les États-Unis ont déclaré que Moscou se tournait vers Pyongyang pour reconstituer ses stocks épuisés par l'invasion de l'Ukraine.

NOUVELLES SANCTIONS EUROPÉENNES 


Le Haut représentant de l'UE pour la politique étrangère Josep Borrell a affirmé mercredi soir à l'ONU que les 27 examinaient de nouvelles sanctions contre la Russie après "l'escalade" annoncée par Moscou.


M. Borrell a fait cette déclaration à l'issue d'une réunion extraordinaire informelle des ministres des Affaires étrangères de l'UE à New York au cours de laquelle ils ont adopté une déclaration condamnant "avec force la dernière escalade de la Russie". "Nous allons continuer à augmenter notre aide militaire et étudier de nouvelles mesures restrictives" contre la Russie, a-t-il affirmé.

CHEMINS DE FER UKRAINIENS 


Les chemins de fer ukrainiens n'ont "jamais cessé de fonctionner plus de deux heures" en dépit de la guerre qui ravage le pays : c'est l'une des fiertés confiées par le directeur général de la compagnie publique Ukrzaliznytsia (UZ), Oleksandre Kamychine, en déplacement exceptionnel à Berlin.


"Cela fait 210 jours que nous sommes en guerre. Et peu importe les bombardements russes, nous continuons à travailler", assure dans un entretien à l'AFP Oleksandre  Kamychine, venu représenter son entreprise --et son pays-- au salon international du ferroviaire, InnoTrans, qui se tient cette semaine. Depuis l'invasion russe, Ukrzaliznytsia, la plus grande entreprise publique du pays avec 231.000 personnes, a "perdu 244 cheminots et 425 ont été blessés". 

MOBILISATION 


Pour les experts occidentaux, l'armée russe aura du mal à mobiliser autant de monde et les nouvelles recrues arriveront sur le champ de bataille, sous-entraînées et peu motivées.


"Ils ne pourront pas faire ça bien", a jugé Dara Massicot, une experte de la Russie au centre de recherche Rand Corporation. "Ils vont regrouper des gens et les envoyer au front avec une formation dépassée, un encadrement incompétent et des équipements en pire état encore que ceux des forces en service actif", a-t-elle ajouté sur Twitter. "Ils vont les envoyer petit à petit, parce qu'ils ne peuvent pas prendre leur temps."


Mais pour Michael Kofman, du centre de réflexion Center for a New American Security, il ne faut sous-estimer le risque que l'arrivée de troupes russes fraîches sur la ligne de front prolonge un conflit déjà très meurtrier. "Cela pourrait prolonger la capacité de la Russie à poursuivre cette guerre, sans toutefois en changer la trajectoire ni l'issue", a-t-il déclaré mercredi, estimant que l'Ukraine garde son avantage sur le terrain.

LIZ TRUSS 


À la tribune de l'ONU, les discours de soutien à l'Ukraine se succèdent. Comme celui de la Première ministre britannique, Liz Truss, qui a répété, mercredi soir, que le Royaume-Uni continuera de fournir une aide militaire à l'Ukraine jusqu'à sa victoire contre la Russie. 


"À ce moment critique du conflit, je promets que nous maintiendrons ou augmenterons notre soutien militaire à l'Ukraine aussi longtemps qu'il le faudra (...) Nous ne serons tranquilles que lorsque l'Ukraine aura triomphé", a-t-elle assuré. 

JOE BIDEN 


A l'assemblée générale des Nations Unies, grand-messe diplomatique qui se tient cette semaine à New York, le président américain a accusé mercredi soir la Russie d'avoir "violé de manière éhontée" les principes fondateurs de la Charte des Nations unies. "Cette guerre anéantit le droit de l'Ukraine à exister, tout simplement", a-t-il poursuivi, et cela devrait "glacer le sang" de tout un chacun.


"La charte des Nations unies n'a pas été signée que par des démocraties", a-t-il noté, en appelant tous les pays à se joindre à sa condamnation des "ambitions impérialistes".

NAVALNY 


Des proches de l'opposant russe Alexei Navalny affirment avoir piégé le fils du porte-parole du Kremlin, se faisant passer pour un commissaire de l'armée. Appelé à se rendre à un bureau militaire, Nikolai Peskov aurait refusé de s'y plier, assurant qu'il allait "régler ça à un autre niveau". "Je n'ai aucun problème à défendre ma patrie" mais "je ne suis pas un simple soldat", aurait-il lancé.

RÉCAP'


Devant l'ONU, Volodymyr Zelensky a exigé un "juste châtiment" pour la Russie. L'Ukraine a annoncé l'échange avec la Russie de 215 militaires, dont des chefs de la défense d'Azovstal. Les faits marquants des dernières 24 heures.

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Volodymyr Zelensky devant les Nations unies. Dans une vidéo enregistrée diffusée mercredi soir à l'Assemblée générale de l'ONU, le président ukrainien a exigé un "juste châtiment" - un terme employé pas moins d'une quinzaine de fois au cours de son intervention - contre la Russie, dénonçant avec force l'invasion de son pays par les troupes de Vladimir Poutine et appelant à la mise en place d'un tribunal spécial. 

"Un crime a été commis contre l'Ukraine et nous exigeons un juste châtiment", a déclaré l'ancien comédien devenu chef de guerre qui, n'ayant pu se rendre à New York, avait obtenu l'autorisation exceptionnelle des États membres de s'exprimer à distance. 

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Dans son discours, qui s'est achevé sous les ovations et applaudissements des représentants présents dans la salle, Volodymyr Zelensky a lancé une virulente diatribe contre la Russie pour son agression contre l'Ukraine. "Nous ne laisserons pas cette entité prévaloir sur nous", a-t-il souligné, vêtu comme toujours d'un tee-shirt vert kaki, réclamant la création d'un tribunal spécial pour juger la Russie "pour son crime d'agression contre notre État". Une déclaration lors de laquelle le président ukrainien a également appelé à priver Moscou de son droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies.

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