La flamb¨¦e des prix de l'¨¦nergie

Tensions sur l'¨¦nergie : le gouvernement ¨¦tend le recours au charbon jusqu'¨¤ fin f¨¦vrier

V.M
Publi¨¦ le 6 f¨¦vrier 2022 ¨¤ 10h40
JT Perso

Source : JT 20h WE

Un d¨¦cret paru dimanche au JO ¨¦tend provisoirement le recours aux derni¨¨res centrales ¨¤ charbon fran?aises durant l'hiver.
Une mesure cens¨¦e r¨¦pondre aux tensions sur l'approvisionnement ¨¦lectrique.
Emmanuel Macron avait promis de fermer les derni¨¨res centrales ¨¤ charbon en 2022.

Les tensions sur l'énergie provoquent un nouveau coup de canif dans les engagements environnementaux de la France. Un décret paru dimanche au Journal officiel assouplit temporairement les limites d'utilisation des dernières centrales à charbon françaises. 

Cette mesure, qui sera "strictement limitée aux mois de janvier et février 2022", doit permettre de faire face aux difficultés d'approvisionnement électrique durant cet hiver, en raison d'une disponibilité réduite du parc nucléaire, qui assure 70% de la production électrique. "Elle ne change pas le calendrier de fermeture des centrales à charbon", avait assuré le ministère de la Transition écologique, début janvier.  

Une promesse d'Emmanuel Macron

La loi énergie-climat de 2019 avait fixé un seuil annuel de 0,7 kilotonne d'équivalents dioxyde de carbone par mégawatt de puissance électrique installée, actant l'arrêt progressif de la production à partir de charbon, déjà très marginale. Un plafond qui "correspond à environ 700 heures de fonctionnement annuel pour une centrale thermique utilisant du charbon", selon le gouvernement.

Selon le texte paru dimanche, le plafond est relevé à 1 kilotonne jusqu'à fin février pour couvrir la pointe de consommation hivernale, soit environ 1000 heures de fonctionnement durant cette période. Le seuil doit en principe passer à 0,6 kilotonne à partir de mars 2022, pour revenir à 0,7 kilotonne en 2023.

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Emmanuel Macron avait initialement promis la fermeture des dernières centrales à charbon en 2022. Mais en juillet 2021, le ministère de la Transition écologique et EDF avaient annoncé que la France continuerait à exploiter la centrale de Cordemais (Loire-Atlantique) au moins jusqu'en 2024, invoquant "des besoins à la marge" lors des pointes de consommation en hiver. 


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