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?nergie : face ¨¤ la hausse des prix, des boulangers craignent de mettre la cl¨¦ sous la porte

TF1 | Reportage Manon Debut, Charles Yzerman, Max Ragazzi
Publi¨¦ le 24 novembre 2022 ¨¤ 9h26
JT Perso

Source : Le JT

Certains boulangers sont aujourd'hui accabl¨¦s par la hausse des prix de l'¨¦nergie.
Pour certains commer?ants, la facture d'¨¦nergie a bondi de 300 %.
Fermer boutique, licencier, augmenter les prix : toutes les solutions sont sur la table.

En 27 ans de carrière, Véronique Capilliez, gérante d'une boulangerie à Bourghelles dans le Nord, a tout surmonté. Mais en recevant ce courrier d'EDF la semaine du 14 novembre, elle s'est effondrée. En janvier, sa facture d'électricité sera multipliée par quatre. Elle passera donc de 1 098 euros par mois à 4 500 euros. "Si on n'a pas d'aides, ça sera la fermeture du commerce. Ça fait 27 ans que je suis ici donc ce n'est pas le but, c'est notre bébé, on a mis notre vie de famille de côté, moi et mon époux on veut aller jusqu'à la retraite", se désole-t-elle.

La boulangerie, souvent le c?ur du village

Véronique ne reçoit aucune aide du gouvernement. Pour y avoir droit, il faut souscrire un contrat sous 36 kilowattheures. Le sien est à 60 kilowattheures, indispensable pour faire fonctionner ses fours et ses frigos. Si elle met la clé sous la porte, il n'y aura plus de boulangerie dans le village. "On va devenir un village dortoir s'il n'y a plus de commerces", s'inquiètent les habitants.

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Quelques kilomètres au sud, à Arleux dans le même département, ces artisans vivent le même cauchemar. Pourtant, ils consomment le minimum d'énergie. Leurs fours ne chauffent qu'en heure creuse. Et ils baissent les lumières au point de travailler dans le noir, et ce, dans le but de faire des économies d'énergie. 

Cette boulangère passe désormais plus de temps dans les papiers qu'en cuisine. Elle a monté trois dossiers pour obtenir des aides, car elle refuse d'augmenter le prix de son pain. "Non seulement on a subi l'augmentation des matières premières qui flambent depuis X temps, je ne peux pas dire à mes clients qu'ils vont payer 5 euros leur baguette ! Je ne sais pas si ça va être faisable", explique-t-elle. Si ses efforts n'aboutissent pas, elle sera obligée de licencier plusieurs de ses salariés.


TF1 | Reportage Manon Debut, Charles Yzerman, Max Ragazzi

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